Chardonneret

Sortie passereaux de Basse Cerdagne

Dimanche 06 mai 2018

Texte : Christine Escola

Nous étions huit, courageux, sous un ciel bien bas et quelques petites ondées par ci par là, en basse Cerdagne.

Tout d’abord petit tour auprès des retenues d’eau à Saillagouse, où, je dois le dénoncer, un cygne mâle nous en voulait d’être si proche de son lieu de résidence. Ce dernier nous a « attaqué, poursuivi.. » et nous avons du le chasser à plusieurs reprises. De guerre lasse, il nous a « lâché la grappe », mais ne nous quittait pas du regard.

Puis une halte à Err, petite marche autour du village.

Et les deux petits étangs de Palau et Concellabre.

Diaporama ( cliquez dans la photo pour faire défiler le diaporama)

Cinquante sept observations et écoutes nous ont ravies.

Voici la liste établie par Claude :

liste des oiseaux contactés

Ce fût également ponctué de quelques arrêts flore, laquelle débute tout juste au vue de ce temps incertain.

Hypecoum pendulum ou imberbe

Hypecoum pendulum ou imberbe . Plante messicole de la famille des papaveraceae observée dans les champs cultivés au dessus du village d’Err. Ces 2 espèces de plante sont sur liste rouge donc menacées.

Merci à Claude pour cette sortie.

 

 

 

Les orchidées sauvages de Parahou à Bugarach

Texte : François Gallon, Sylvie Torras
Photos : François Gallon, Dominique Torras

Dimanche 15 avril 2018

Participaient à cette sortie sous un beau soleil printanier :

Olivier, Manon, Lucie, Rosine et Michel, Sylvie et Dominique, Maïté et Claude, Bernard et Chrstine, Jean Charles et Béatrice, et François le guide.

Après un regroupement au Col St Louis, première halte juste avant Parahou pour découvrir dans un champ de pâture les hampes toutes fraiches d’Orchis conique (Neotinea conica), rare et noté seulement en France sur ce secteur audois et du côté de Port Vendres pour les PO.

Orchis conique
Neotinea conica

L’orchidée est une  plante remarquable par sa fleur très particulière : 3  sépales et 3 pétales colorés. L’un des pétale est plus gros. C’est le labelle qui sert de piste d’atterrissage pour l’insecte. Chez l’ophrys le labelle montre un dessin qui le caractérise : le macule

Deuxième secteur, juste après Parahou, où nous trouvons de nombreux pieds d’Ophrys de mars (Ophrys exaltata marzuola) avec leur champ basal concolore avec le labelle, la macule variable sur bon nombre d’individus, et difficiles à ne pas confondre avec l’Ophrys araignée (Ophrys aranifera) et son champ basal plus clair que le labelle, souvent orangé.

Après pas mal de recherche nous trouvons l’hybride entre l’Ophrys araignée et l’Ophrys de De Forestier ( Ophrys forestieri) qui n’a pas à ce jour de nom propre.
Cliquez sur une des photos pour faire défiler le diaporama

Direction ensuite vers le troisième site qui nous proposera outre l’Orchis pourpre (Orchis purpurea) et un Ophrys de mars à la macule unie, le spectaculaire Ophrys miroir (Ophrys speculum) . Un orvet s’enfuit sous nos pas, tout contre l’Ophrys miroir.
Diaporama

Après avoir observé un Circaète Jean le Blanc autour de la Pique Grosse de Bugarach, c’est l’heure du repas et nous nous installons au milieu des Narcisses d’Asso (Narcissus assoanus) au Roc de La Beille (606m) avec une splendide vue sur la rivière la Blanque. Une hirondelle des rochers nous survole un instant.

Narcissus assoanus ; Narcisse d’asso

Nous nous dirigeons vers le quatrième site où nous trouvons, dans une pente détrempée l’Ophrys de De Forestier (Ophrys forestieri), l’Ophrys de Gascogne (Ophrys vasconica) et certainement l’hybride entre les deux mais non déterminé avec exactitude. Un peu plus au sec nous découvrons l’Orchis bouffon (Anacamptis morio) ainsi que la Fritillaire des Pyrénées (Frtillaria pyrenaica) pas encore ouverte.

Ophrys de Gascogne (Ophrys vasconica)

Ophrys de Gascogne (Ophrys vasconica)

Orchis bouffon (Anacamptis morio

Alors que Lucie nous quitte, nous nous rendons ensuite, toujours sur la commune de Bugarach, sur le cinquième et dernier site, au parking du Pont romain et lieu d’observation des vautours. Si les vautours sont discrets avec seulement 4 à 5 individus, nous observons toutefois 2 percnoptères qui cerclent au dessus de nous.

Quant aux orchidées nous assisterons à la pseudocopulation de l’Ophrys de De Forestier et de l’Ophrys de Gascogne par le pollinisateur de l’Ophrys de mars, la Collète des sablières (Colletes cunicularius).En effet, la fleur grâce à ses couleurs voyantes, ses motifs, son parfum ou son nectar attire les insectes qui vont permettre la pollinisation.La reproduction de l’orchidée est complètement dépendante des insectes . Certaines fleurs sécrètent des substances chimiques qui imitent celles émises par des abeilles femelles lors de la reproduction. Ainsi le mâle tente de s’accoupler avec la fleur … en vain évidemment.Les étamines sont au nombre de deux ( les pollinies) . Pour certaines espèces l’insecte attiré par la fleur emporte avec lui la pollinie qui se colle sur son corps.
Si pour l’Ophrys de mars la petite abeille fait face à la fleur, collectant les pollinies sur sa tête, elle se retourne par contre lorsqu’elle se trouve en présence des Ophrys du genre fusca, tout comme les Andrènes (autres abeilles pollinisatrices), et se retrouve avec les pollinies collées ce coup ci sur le dos de l’abdomen. Lorsqu’elle visitera une autre fleur, elle posera ainsi du pollen sur le stigmate, assurant ainsi la fécondation.
Diaporama

Et pour finir cette sortie à Bugarach, une dernière photo de l’extraterrestre du lieu : notre Dominique devant un Ophrys pourpre

L’extra terrestre de Bugarach

 

Huguette la chouette

Huguette la chouette

Une Chouette de Tengmalm a été retrouvée blessée et incapable de voler à Espousouille début mars. Contactés, les agents de l’ONF ont organisé son transfert au centre de soin de Villeveyrac (Béziers) grâce au réseau de « rapatrieurs » mis en place par la LPO récemment.

La Chouette a pu être soignée (fracture d’une aile) et ramenée en Capcir par le même réseau pour être relâchée près d’un bosquet proche d’Espousouille.

C’était jeudi dernier, une occasion  sympa de se retrouver entre amoureux de la Nature pour voir s’envoler à nouveau l’un des oiseaux les plus pittoresques de nos montagnes pyrénéennes.

Peu commune, mais apparemment présente sur l’ensemble de nos massifs, ses populations dépendent de la présence de cavités dans les vieux arbres pour se reproduire (en particulier des anciennes loges de nidification de Pic noir) ainsi que de la disponibilité alimentaire qu’offrent les vieilles forêts.

CG, photos DTorras

Randonnée nature à Oreilla.

Texte: Sylvie Torras   Photos : Dominique Torras

Thème : Les oiseaux de la Soulane.

Nous étions 7 ce Dimanche 18 Mars à affronter la fraicheur d’un hiver qui s’éternise.

Oreilla , notre point de départ est un petit village situé aux portes de Garrotxes à 900 m d’altitude. Accroché au versant sud de la montagne, il est entouré de grands espaces ouverts, rocailleux et pentus. La végétation est de type méditerranéen avec une dominance de chênes verts et landes à genets.

Nous sommes montés au dessus du village en direction de la chapelle en ruine de Celra. Les oiseaux se sont montrés peu nombreux et peu diversifiés. Sans doute il faisait trop froid. A noter toutefois une belle observation de merles à plastron.
Après la pause déjeuner,abrités du vent dans les anciens Cortals de la Serre de Palmes, nous avons continué la grimpette jusqu’au Pla Diagre bordé d’anciennes bergeries . Au passage plusieurs groupes de mouflons Mâles ont capté notre attention.
La vue est restée très dégagée malgré quelques nuages chargés de neige.Plusieurs rapaces ont survolé les crêtes : aigles royaux juvéniles ( par 2 ou 3), vautours fauves, un couple de gypaètes adultes.

En conclusion cette randonnée a permis de nous entraîner à l’observation et l’écoute des passereaux, ce qui n’est pas une chose simple ( surtout quand on a envie de bavarder …). Certains d’entre nous ont pu ainsi découvrir ce secteur de montagne méconnu et sauvage qui mérite toute notre attention pour sa richesse environnementale ( faunistique et historique …) et qui offre des panoramas grandioses.

Merci à tous les participants qui ont rendu cette journée fort agréable.

Annexe 1 : Quelques images

Vergers et champs autour du village

Ancienne bergerie

Un bruant fou de dos.

montagnes enneigées

Grive draine

Le groupe. Christophe cherche les coccinelles …

Mésange bleue

Les mésanges à longues queues s’aperçoivent entre les branches

Le merle à plastron tel qui s’est observé pour la première fois

Un peu d’histoire

Annexe 2 : Liste des espèces identifiées :
alouette des champs, bruant fou, tarier pâtre,grive draine,traquet motteux,mésange noire,mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queue,rouge gorge,bergeronnette grise,rouge queue noir,merle à plastron( sous espèce: alpestris), pigeon ramier, pie bavarde, grand corbeau, corneille, faucon crècerelle, vautour fauve, aigle royal, gypaète barbu.
Mouflon, biche, coccinelle .

Vallée de l'Orry depuis els collets d'avall , 1996 m

Première sortie hivernale : le tour du Coucouroucouil

Ce dimanche 3 décembre,

il fallait être courageux pour partir en randonnée en montagne. Les températures étaient nettement négatives et la tramontane venait en plus en rajouter une couche.
Nous étions donc quatre cercaniens,irréductibles montagnards à s’équiper depuis Prats Balaguer au milieu de la neige pour s’engager sur le  chemin raide en direction du Coucouroucouil. La couche de neige n’étant pas trop épaisse nous décidons de porter les raquettes et de commencer la grimpette  » pieds légers ».


Le sentier bien marqué s’élève dans la forêt . Au sol une multitude de traces témoigne d’une activité animale intense. La neige est froide et légère et les empreintes ne sont pas imprimées de façon nette. Nous reconnaissons néanmoins les petits doigts des chevreuils, les pas plus larges des biches et cerfs. les différentes allures du lièvre , la piste rectiligne du renard, les sauts légers de l’écureuil . D’autres empreintes restent pour nous impossible à identifier comme ces minuscules traces de petits mammifères qui serpentent dans la neige. On s’amuse à suivre leur parcours et chercher leur cachette.en direction du Coucouroucouil

Halte au Roc de la Socarrade 1782 m

Halte au Roc de la Socarrade 1782 m

A mi pente, on chausse les raquettes car la couche de neige est plus épaisse, la pente est raide et tout doucement nous arrivons vers midi à la jonction avec le GR10 qui mène au col Mitja. Le paysage est dégagé, les sommets enneigés sont grandioses. Nous continuons de nous élever jusqu’à la petite cabane en pierres  de la Jaca dels collets. Alors que nous cherchons un coin abrité pour manger un gypaète adulte vient voler au dessus de nous, assez haut dans le ciel pour disparaitre quelques minutes plus tard derrière le col Mitja.

 

Gypaète au dessus de la jaça dels collets

Gypaète au dessus de la jaça dels collets

Au retour nous préférons emprunter  la piste en lacets qui descend sur le bassin de rétention au fond de la vallée de l’Orry. Nous ne sommes pas les seuls à prendre ce chemin, il est couvert de  traces d’isards dans la neige. D’ailleurs nous en apercevons cinq, bondissant dans la pente de  genets.

La journée se termine autour d’une boisson chaude , réconfortante et bien méritée dans un sympathique bar de Mont Louis.

 

 

Photo de Jacques Fedjo

DES NICHOIRS POUR LA TENGMALM Episode 1

Des nichoirs c’est chouette !

 

 

Ca coupe, troue, visse,colle,rabote ! Les cercaniens ne reculent devant rien.

Cinq bricoleurs naturalistes se sont retrouvés dans l’atelier d’Olivier ce lundi 27 novembre pour confectionner DOUZE nichoirs pour la chouette tengmalm.

Ces jolies petites cabanes seront ensuite accrochées très haut dans les pins dans plusieurs sites forestiers de Cerdagne, Haut Conflent et Capcir.

Espérons que la chouette appréciera et viendra s’y installer !