7 Octobre 2018, sortie arbres dans la forêt de Sauto à Planes

Beau dimanche d’automne .

Nous avons pu identifier 39 espèces d’arbres.

Diaporama ( photos Dominique )
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liste des arbres observés établi par Bernard

arbres7-0ct18

Des nichoirs pour la Tengmalm Episode 2

Petit rappel : Lundi 27 novembre 2017, 12 nichoirs ont été construits par les bricoleurs de l’association pour être installés sur 6 sites de Cerdagne et Capcir.

Ce 22 octobre 2018 , 17h39 : Opération Tengmalm Angoustrine achevée

Philippe et Fred viennent d’installer 2 nichoirs pour la chouette dans la vallée d’Angoustrine dans un bois de résineux à 1680 m d’altitude.

Il en reste donc 10 autres à placer. Voici les recommandations détaillées de Philippe :

Philippe hisse le nichoir. Le système anti martre devrait protéger la chouette de ce prédateur

« Quand on peut monter dans l’arbre, c’est plus facile pour installer.

Il suffit de s’assurer aux branches( en montant aussi), installer une poulie/bloqueur, 1 corde 6 m pour hisser le nichoir, 1 sangle de serrage de 2 m pour bloquer le nichoir sur le tronc, 1 corde 6 mm pour le fixer, 2 vis à oeil par nichoir, une égoïne.
J’ai donc acheté de la corde ( il en reste) et quelques crochets.
Malgré quelques principes de base à respecter sur la zone d’installation, le choix des arbres reste assez subjectif.
Matériel : baudrier, longe double, 3 anneaux de sangle pour s’assurer, 1 ou 2 autres sangles à faire passer sous le toit pour monter le nichoir, 4 mousquifs, 1 poulie/bloqueur, 1 corde de 6 m pour hisser le nichoir, 1 sangle de serrage de 2 m pour bloquer le nichoir  sur le tronc, 1 corde 6 mm pour le fixer, 2 vis à oeil par nichoir, une égoïne. »

Espérons maintenant que la chouette trouvera ces magnifiques nichoirs .

A suivre

 

rochers et landes à asasphodèles

Souvenirs du printemps dernier : A la découverte du CAROUX

C’est au camping du Caroux ( Hérault) que nous avions rendez vous ce vendredi soir 18 mai pour une escapade de 3 jours dans le massif du Caroux.Le camping est sur la commune de Mons charmant village aux maisons et jardins fleuris. Tout autour du camping les cerisiers sont chargés de fruits plus ou moins rouges. Nous entendons de nombreux loriots cachés dans les fruitiers.

Autour d’un lodge  « présidentiel » en toile, très bien conçu, tentes et camping car ont pris place. Un copieux repas en commun s’est rapidement improvisé suivi par l’exposé du programme savamment concocté par Philippe notre guide .

Samedi : Première sortie au départ de DouchDouch
Un sentier sous la hêtraie sapinière nous mène rapidement sur le plateau où landes et tourbières se côtoient. Dans ces vastes étendues rocailleuses à la végétation basse nous apercevons un circaète , plus loin un traquet motteux. Sur la crête un jeune mouflon prenait le soleil.La traversée de la tourbière se fait sur des passerelles en bois. Nous essayons de trouver la droséra . En vain.  A travers les bruyères  le chemin nous rapproche du Roc Micouyo (1032m) duquel nous découvrons l’étendue du massif. Après le  piquenique nous continuons vers le refuge de Font Saline situé sur les crêtes dominant les gorges d’Héric. Au col de l’Airole le groupe se scinde en deux : les crapahuteurs redescendent au camping à pied en passant par le hameau d’Héric pendant que les chauffeurs récupèrent les voitures.

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Dimanche : Randonnée au départ du camping par les gorges d’Héric

Gorges d'Héricrivière d'Héric
Philippe nous a prévu un joli circuit escarpé sur le versant sud du massif mais dès 11h la pluie nous surprend alors que nous venions de passer le col de Batouyre. Sous les impers et ponchos nous continuons jusqu’au Roc des Jonquilles mais le rocher est de plus en plus glissant. Nous décidons par prudence de bifurquer vers la vallée à partir des baraques de Caylus. Celles ci en ruines ne nous offrent même pas un toit pour grignoter à l’abri !
Bien trempés jusqu’aux chaussettes nous rejoignons le camping. Le soleil est revenu en fin de journée et nous avons pu organiser une sympathique grillade .grillade devant le lodge La randonnée par contre ne nous a pas permis de belles observations naturalistes

Lundi : Randonnée au départ de Madale Moulin Lafarge

Le GR bordé de genets nous mène jusqu’au moulin de Lafage. La vue est dégagée sur le nord du massif rocailleux et dénudé offrant de belles vues sur le massif de l’Espinouse. Le moulin est joliment rénové et offre un gite pour les randonneurs.Moulin Lafarge

Puis nous prenons un peu d’altitude en cheminant à travers le plateau ,sur les crêtes dominant les gorges de la Colombières et les  falaises fréquentées par les grimpeurs.Arrivés au bout du plateau, nous redescendons par un sentier bien caché jusqu’à une piste. Là nous découvrons un magnifique hameau de quelques maisons rénovées dans le style du pays par des hollandais. La piste nous ramène enfin à Madale minuscule village aux rues étroites.

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Article rédigé et illustré par Sylvie et Dominique

Chardonneret

Sortie passereaux de Basse Cerdagne

Dimanche 06 mai 2018

Texte : Christine Escola

Nous étions huit, courageux, sous un ciel bien bas et quelques petites ondées par ci par là, en basse Cerdagne.

Tout d’abord petit tour auprès des retenues d’eau à Saillagouse, où, je dois le dénoncer, un cygne mâle nous en voulait d’être si proche de son lieu de résidence. Ce dernier nous a « attaqué, poursuivi.. » et nous avons du le chasser à plusieurs reprises. De guerre lasse, il nous a « lâché la grappe », mais ne nous quittait pas du regard.

Puis une halte à Err, petite marche autour du village.

Et les deux petits étangs de Palau et Concellabre.

Diaporama ( cliquez dans la photo pour faire défiler le diaporama)

Cinquante sept observations et écoutes nous ont ravies.

Voici la liste établie par Claude :

liste des oiseaux contactés

Ce fût également ponctué de quelques arrêts flore, laquelle débute tout juste au vue de ce temps incertain.

Hypecoum pendulum ou imberbe

Hypecoum pendulum ou imberbe . Plante messicole de la famille des papaveraceae observée dans les champs cultivés au dessus du village d’Err. Ces 2 espèces de plante sont sur liste rouge donc menacées.

Merci à Claude pour cette sortie.

 

 

 

Les orchidées sauvages de Parahou à Bugarach

Texte : François Gallon, Sylvie Torras
Photos : François Gallon, Dominique Torras

Dimanche 15 avril 2018

Participaient à cette sortie sous un beau soleil printanier :

Olivier, Manon, Lucie, Rosine et Michel, Sylvie et Dominique, Maïté et Claude, Bernard et Chrstine, Jean Charles et Béatrice, et François le guide.

Après un regroupement au Col St Louis, première halte juste avant Parahou pour découvrir dans un champ de pâture les hampes toutes fraiches d’Orchis conique (Neotinea conica), rare et noté seulement en France sur ce secteur audois et du côté de Port Vendres pour les PO.

Orchis conique
Neotinea conica

L’orchidée est une  plante remarquable par sa fleur très particulière : 3  sépales et 3 pétales colorés. L’un des pétale est plus gros. C’est le labelle qui sert de piste d’atterrissage pour l’insecte. Chez l’ophrys le labelle montre un dessin qui le caractérise : le macule

Deuxième secteur, juste après Parahou, où nous trouvons de nombreux pieds d’Ophrys de mars (Ophrys exaltata marzuola) avec leur champ basal concolore avec le labelle, la macule variable sur bon nombre d’individus, et difficiles à ne pas confondre avec l’Ophrys araignée (Ophrys aranifera) et son champ basal plus clair que le labelle, souvent orangé.

Après pas mal de recherche nous trouvons l’hybride entre l’Ophrys araignée et l’Ophrys de De Forestier ( Ophrys forestieri) qui n’a pas à ce jour de nom propre.
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Direction ensuite vers le troisième site qui nous proposera outre l’Orchis pourpre (Orchis purpurea) et un Ophrys de mars à la macule unie, le spectaculaire Ophrys miroir (Ophrys speculum) . Un orvet s’enfuit sous nos pas, tout contre l’Ophrys miroir.
Diaporama

Après avoir observé un Circaète Jean le Blanc autour de la Pique Grosse de Bugarach, c’est l’heure du repas et nous nous installons au milieu des Narcisses d’Asso (Narcissus assoanus) au Roc de La Beille (606m) avec une splendide vue sur la rivière la Blanque. Une hirondelle des rochers nous survole un instant.

Narcissus assoanus ; Narcisse d’asso

Nous nous dirigeons vers le quatrième site où nous trouvons, dans une pente détrempée l’Ophrys de De Forestier (Ophrys forestieri), l’Ophrys de Gascogne (Ophrys vasconica) et certainement l’hybride entre les deux mais non déterminé avec exactitude. Un peu plus au sec nous découvrons l’Orchis bouffon (Anacamptis morio) ainsi que la Fritillaire des Pyrénées (Frtillaria pyrenaica) pas encore ouverte.

Ophrys de Gascogne (Ophrys vasconica)

Ophrys de Gascogne (Ophrys vasconica)

Orchis bouffon (Anacamptis morio

Alors que Lucie nous quitte, nous nous rendons ensuite, toujours sur la commune de Bugarach, sur le cinquième et dernier site, au parking du Pont romain et lieu d’observation des vautours. Si les vautours sont discrets avec seulement 4 à 5 individus, nous observons toutefois 2 percnoptères qui cerclent au dessus de nous.

Quant aux orchidées nous assisterons à la pseudocopulation de l’Ophrys de De Forestier et de l’Ophrys de Gascogne par le pollinisateur de l’Ophrys de mars, la Collète des sablières (Colletes cunicularius).En effet, la fleur grâce à ses couleurs voyantes, ses motifs, son parfum ou son nectar attire les insectes qui vont permettre la pollinisation.La reproduction de l’orchidée est complètement dépendante des insectes . Certaines fleurs sécrètent des substances chimiques qui imitent celles émises par des abeilles femelles lors de la reproduction. Ainsi le mâle tente de s’accoupler avec la fleur … en vain évidemment.Les étamines sont au nombre de deux ( les pollinies) . Pour certaines espèces l’insecte attiré par la fleur emporte avec lui la pollinie qui se colle sur son corps.
Si pour l’Ophrys de mars la petite abeille fait face à la fleur, collectant les pollinies sur sa tête, elle se retourne par contre lorsqu’elle se trouve en présence des Ophrys du genre fusca, tout comme les Andrènes (autres abeilles pollinisatrices), et se retrouve avec les pollinies collées ce coup ci sur le dos de l’abdomen. Lorsqu’elle visitera une autre fleur, elle posera ainsi du pollen sur le stigmate, assurant ainsi la fécondation.
Diaporama

Et pour finir cette sortie à Bugarach, une dernière photo de l’extraterrestre du lieu : notre Dominique devant un Ophrys pourpre

L’extra terrestre de Bugarach

 

Huguette la chouette

Huguette la chouette

Une Chouette de Tengmalm a été retrouvée blessée et incapable de voler à Espousouille début mars. Contactés, les agents de l’ONF ont organisé son transfert au centre de soin de Villeveyrac (Béziers) grâce au réseau de « rapatrieurs » mis en place par la LPO récemment.

La Chouette a pu être soignée (fracture d’une aile) et ramenée en Capcir par le même réseau pour être relâchée près d’un bosquet proche d’Espousouille.

C’était jeudi dernier, une occasion  sympa de se retrouver entre amoureux de la Nature pour voir s’envoler à nouveau l’un des oiseaux les plus pittoresques de nos montagnes pyrénéennes.

Peu commune, mais apparemment présente sur l’ensemble de nos massifs, ses populations dépendent de la présence de cavités dans les vieux arbres pour se reproduire (en particulier des anciennes loges de nidification de Pic noir) ainsi que de la disponibilité alimentaire qu’offrent les vieilles forêts.

CG, photos DTorras