Compte rendu écrit par Maïté Blanic
Photos : Dominique Torras, François Rinjonneau, Jean Louis Boué
Mise en page : Sylvie Torras
Voilà 4 ans que CerCa n’était pas revenue sur le plateau de Sault.
A dominante calcaire, il présente un intérêt floristique certain en particulier pour les orchidées. C’est un site connu et conseillé par le guide des «Orchidées en Languedoc et pays catalan».
Au débouché de la D20 qui vient des gorges de l’Aude, le col des Aychides, 1007m, déploie un paysage ouvert de prés de fauche, de coteaux et de forêts.
Nous y étions nombreux ce matin là , engoncés dans vestes et impers.
Le temps était froid, le ciel peu engageant, la pluie proche…..mais le paysage fleuri, la troupe joyeuse et l’enthousiasme intact.
Avant de partir, Sylvie nous a fait une présentation bien utile des orchidées et de leurs particularités.
Cette famille compte 30 000 espèces. Le mot orchidée vient du latin «orchis» qui signifie:testicule, en référence aux 2 tubercules souterrains de certaines d’entre elles.
On compte sur vous pour ne pas aller vérifier!
Ce sont des plantes vivaces monocotylédones.
– Les feuilles ont des nervures parallèles.
– Les fleurs sont regroupées en inflorescence sauf pour le sabot de Vénus.
La morphologie de la fleur est très particulière:

– 6 tépales ( 3 sépales, 3 pétales)
– 3 étamines ( dont 2 ont disparu).
– Les fleurs présentent une symétrie bilatérale par analogie à celle des insectes. Pour la plupart des espèces la fécondation se fait par leur intermédiaire.Chez certains ophrys, le labelle ou pétale médian, mime la forme de l’insecte femelle (couleur, pilosité) pour attirer le mâle.
(schémas extraits du mini guide Nathan des orchidées )
– Pour se nourrir, le système racinaire des orchidées est associé à un champignon; il forme avec la racine ce qu’on appelle une mycorhize.
Bardés de guides de détermination, d’appareils photos et de loupes, nous avons progressé le nez au ras du sol, de part et d’autre de la piste qui part du col en direction de la Font d’en Baux.
On a tout de suite trouvé des spécimens ( orchis mascula, ophrys sphegodes,….) pour mettre à l’épreuve notre habileté (ou plutôt manque d’habileté) à utiliser les clés de détermination des différents ouvrages.






On a donc beaucoup cherché, hésité, douté, confronté nos livres et nos méthodes. On s’est trompé, on a recommencé et on n’a pas toujours su.
Mais, comme disent les vieux botanistes aux genoux qui grincent, c’est le cheminement qui est important!


Après un solide casse-croûte, la troupe guidée par Domi est repartie en lisière de forêt. Nous y avons trouvé une récolte inattendue et réjouissante de morilles de belle taille.
De retour au col, nous avons repris les véhicules et terminé la journée en contrebas de Bessède de Sault (D20) sur le «Sentier du curé» qui rejoint le village du Clat.


Nous avons observé le long de la route et du chemin quelques autres espèces de plantes dont la laitue vivace que Jeff nous a signalée comme délicieuse comestible et qu’on ne trouve que sur calcaire.
Juste avant de se quitter, le talus en bord de route nous offrait une belle station de platanthères et de listère cordée.


Ce fut une belle journée de recherches botaniques, en agréable compagnie, de tous âges et de tous horizons.
Ce fut fructueux, stimulant et formateur.
A refaire car on a encore une belle marge de progrès devant nous!
Liste des plantes observées : https://cerca-nature.fr/wp-content/uploads/2026/05/liste-plantes-p-de-sault-14mai2026.pdf
