Compte rendu de la sortie ” Eaux douces” du 09/10/2021

Site de la Borde, route des Bouillouses

Etaient présents : Sylvie et Jérôme, Christine et Domi, Mari-Lou et Christophe, Bernard et Cathy, Claude et Christine, Jean-Louis, Serge et Constance, cette dernière en charge de l’animation « Macroinvertébrés aquatiques ».Constance, étudiante en Master d’écologie est également chargée de mission à la Réserve Naturelle d’Eyne.

Après un historique sur la propriété et sur la gestion de l’eau en France, Constance nous a expliqué l’enjeu d’étudier ces insectes dans les eaux courantes comme bio-indicateurs en complément des analyses physico-chimiques de l’eau. Les taxons utilisés ont des larves benthiques à respiration branchiale et peuvent vivre plusieurs années dans l’eau avant leur métamorphose, ce qui inscrit leur présence et leur abondance dans la durée pour évaluer la qualité de l’eau.

Avant d’effectuer les prélèvements, il faut noter les caractéristiques physiques du cours d’eau sur le tronçon étudié : largeur, profondeur, granulométrie du substrat, vitesse du courant, …

ainsi que biologiques : végétation immergée, partiellement submergée, mousses en bordure du lit, ripisylve, …

Une fois déterminé les faciès du cours d’eau, on peut préciser le protocole de l’échantillonnage : les prélèvements sont effectués alors de manière à être le plus représentatifs possible des proportions des faciès relevés sur le tronçon étudié. (Pour ceules qui n’ont pas suivi, une séance de rattrapage aura lieu en 2031)

Exemple de fiche de prélèvement

Les larves d’Insectes rencontrées dans les rivières constituent la majeure partie de l’alimentation des Truites, du Cincle, du Desman … Ils appartiennent principalement à 4 ordres :

les Diptères (Mouches, Moustiques, Syrphes , …) plutôt tolérants et donc peu utilisés. Les larves respirent généralement à la surface avec un syphon.

Les Trichoptères (= Phryganes, vers-bois, …) qui protègent leur corps mou en fabriquant un fourreau avec des graviers ou des fragments de plantes qu’ils découpent et assemblent avec de la soie.

Les Ephéméroptères, munis de lamelles branchiales abdominales et de 3 cerques (parfois le médian très court)

Les Plécoptères, dépourvus de ces lamelles et possédant 2 cerques seulement.

Ces 2 derniers ordres comprennent les taxons les plus sensibles à la pollution et sont donc ciblés de manière privilégiée comme bio-indicateurs.

Sur la toile, le site Perla propose une clé d’identification de ces différentes larves avec une loupe, si possible binoculaire. L’utilisation de celle-ci sur le terrain nous a montré qu’il était malheureusement difficile d’aller au genre ou à l’espèce avec des animaux vivants car ils bougent tout le temps. Heureusement, Jean-Louis a fait plein de photos pour nous aider à déterminer.

Après un repas arrosé par la gestion de l’eau dans la Salanque et le Rivesaltes ambré, certain- es ont pris le chemin de la mare. Là, muni d’un troubleau de fabrication artisanale, on a pu extirper de la gangue de végétation et de vase des insectes encore assez nombreux et différents des adeptes du courant : Hétéroptères, Coléoptères, Odonates, mais aussi Trichoptères, Sangsues, … que nous avons pu également observer (et pour certains nommer) sous la Bino.

A-chacun-son-épuisette

Un grand Merci à Constance qui a su prendre le temps des explications et nous a fait une excellente animation sur une faune mal connue et pourtant très utilisée en écologie de terrain.

Compte rendu rédigé par Claude

Photos de Jean Louis et Dominique