La Ronde du Canigou de Py à Sahorre – 28 février 2021

La Ronde du Canigou de Py à Sahorre – 28 février 2021

Nous étions 13 cercaniens sous la conduite de Claude ce dimanche matin, 10 h , au départ de Py . ( 1000m)

Nous nous trouvons dans la vallée de la Rotja sous le pic des Tres Estrelles au coeur des gneiss du Canigou.

Le chemin empierré grimpe rapidement au dessus de Py à travers de grands blocs rocheux encadrés par une végétation sèche de genets à balais, bruyères et noisetiers.( point culminant 1287 m )

Dans les vieux murs de pierres poussent les plantes communes à ce biotope : orpins, nombril de vénus, joubarbes, fougères …

cétérach en haut, nombril de Vénus, joubarbe des toits et asplénium du forez en bas

Alertés par des sifflements , nos jumelles pointent le ciel pour suivre un couple de buses. Plus loin volent 2 grands corbeaux , quelques vautours fauves traversent la vallée.

Quelques passereaux se font entendre : merles, rouge gorge, mésanges bleues, charbonnières, noires, pinsons des arbres…

Jef et Domi s’extasient dans les rochers devant des micaschistes.

Suspendus aux branches des noisetiers, les châtons des fleurs mâles se balancent doucement au vent. Les fleurs femelles plus discrètes s’ouvrent pour recueillir le pollen.

Sur le chemin qui nous mène dans le secteur des falaises de Barballeixa, on observe de nombreux marquage de renards, un pot de blaireau et de petits trous bien ronds creusés dans le sol qui témoignent la vie intense de petits mammifères ( mulots, campagnols, musaraignes …)

falaises de Barballeixa

Nous déjeunons au pied des aiguilles rocheuses et parois verticales, à l’abri du vent, espérant surprendre le fameux tichodrome échelette cherchant sa nourriture sur les parois rocheuses. Hélas, la météo ne nous fait pas de cadeaux et nous enveloppe rapidement d’un épais brouillard.

Notre route continue maintenant direction Sahorre en quittant l’ambiance minérale des falaises pour s’enfoncer dans des zones plus boisées de grands chênes, érables de Montpellier, sapins pectinés, pins sylvestres. Sur ces derniers s’accrochent des boules vert clair. C’est le gui du pin ( Viscum album pini) C’est un parasite obligatoire qui vit au dépens d’un arbre hôte. La prolifération des boules de gui se fait par les oiseaux qui mangent les baies ( fauvette à tête noire, grive draine).

Gui du pin

Dans les sous bois, l’hellébore fétide épanouit ses corolles vert pomme.

A la font del diumenge ( fontaine du dimanche) quelques larves de salamandre se cachent sous l’eau parmi les brindilles. On observe la petite tache jaune clair à la naissance de chaque patte.

Larve de salamandre

A la faveur d’une trouée dans les arbres , un gypaète barbu vient nous rendre visite en volant quelques secondes dans notre champ de vision.

Gypaète

Au belvédère du Trac de Laric, nous admirons le travail des mineurs qui ont construit de solides murs en pierres sèches pour soutenir un large chemin servant à l’exploitation du minerai de fer. Avant d’arriver à Sahorre, nous visitons le site du Tambour, vestige de l’ère industrielle du XIXéme et XXéme siècle. C’est un bâtiment qui abrite le vieux tambour où s’enroulait le câble permettant le transport en wagonnets du minerai de fer extrait du sous sol. De nombreuses galeries sont encore visibles.

Dans le groupe, quelques chanceux ont pu apercevoir la mésange à longue queue et la mésange nonette.

Tambour

Tout en continuant la descente vers Sahorre ( 675 m ) , nous entendons le chant plaintif du pic noir suivi du chant roulé en vol.

Arrivée à Sahorre à 16h .

Merci à Claude pour cette magnifique randonnée.

Texte : Sylvie . Photos: Dominique